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En 2008, elle devient l’égérie de la marque Dior, dont elle porte régulièrement les créations sur le tapis rouge, et surtout du sac Lady Dior, qu’elle promeut en étroite collaboration avec les couturiers de la maison Dior, notamment John Galliano et Raf Simons. Elle est même invitée à élaborer son propre modèle de sac en 2012141. La campagne de publicité pour Lady Dior conduit l’actrice à apparaître dans des publicités semblables à des courts-métrages, élaborées par des réalisateurs prestigieux, comme Olivier Dahan (qui la dirige dans La Môme), David Lynch et John Cameron Mitchell. L’actrice et la maison de haute couture proposent également un webdocumentaire en sept parties qui explore leur collaboration et l’histoire de la marque Dior142. Elle est mise à l’honneur dans le tout premier numéro de Dior Magazine, en septembre 2012143.

En 2017 cependant, la maison de couture rompt soudainement cette collaboration vieille de près d’une décennie juste avant l’ouverture du Festival de Cannes, où l’actrice était attendue vêtue de Dior pour présenter Les Fantômes d’Ismaël. Dans les cercles de la mode, l’initiative en est attribuée à la nouvelle directrice artistique, Maria Grazia Chiuri, qui aurait souhaité faire appel à une personnalité plus jeune, mais la décision est inattendue et embarrasse l’actrice à la veille de la promotion de son nouveau film144, en plus d’ouvrir un conflit entre Sidney Toledano, le PDG de la maison de couture, et Bernard Arnault, président de LVMH et propriétaire de Dior145.

Campagnes publicitaires

DIOR
2009 : Lady Dior Paris: Lady Noire pour la collection Printemps-Été 2009
2009 : Lady Dior New York: Lady Rouge pour la collection Automne-Hiver 2009/2010
2010 : Lady Dior Shanghai: Lady Blue pour la collection Printemps-Été 2010
2010 : Lady Dior London: Lady Grey pour la collection Automne-Hiver 2010/2011
2011 : Lady Dior Moscow pour la collection Printemps-Été 2011
2011 : Miss Dior handbags pour la collection Automne-Hiver 2011/2012
2011 : Lady Dior Los Angeles pour la collection Automne-Hiver 2011/2012
2012 : Lady Dior: Paris pour la collection Printemps-Été 2012
2012 : Lady Dior Hampton pour la collection Automne-Hiver 2012
2013 : Lady Dior handbags pour la collection Printemps-Été 2013
2013: Lady Dior Resort pour la collection Automne-Hiver 2013/2014
2014 : Lady Dior handbags pour la collection Printemps-Été 2014
2014 : Lady Dior Electric City pour la collection Automne-Hiver 2014-2015
2015 : Lady Dior handbags pour la collection Printemps-Été 2015

2016 : Lady Dior handbags pour la collection Hiver-Printemps 2015
2016: Lady Dior Cruise pour la collection Printemps-Été 2017

CHANEL


Article Madame Figaro

Marion Cotillard, nouveau visage du Chanel N°5


Pour la maison Chanel, Marion Cotillard «incarne parfaitement la beauté naturelle à la française, ce je ne sais quoi irrésistible qui n’appartient qu’à elle».

5,4,3,2,1… Ça y est ! Le suspense est levé. Marion Cotillard devient l’égérie du N° 5, le parfum culte de Chanel. Un nouveau rôle en or pour l’éternelle Môme du cinéma français et international.

C’est la plus internationale des actrices hexagonales. Il est le plus mythique des parfums français. Au firmament olfactif, il fallait bien qu’un jour ces deux étoiles unissent leur destin. Si elle a souvent foulé les tapis rouges en Chanel et posé pour d’autres grandes marques de luxe, Marion Cotillard n’avait jusqu’à présent jamais prêté son image à un parfum. Pour une première, il lui fallait un flacon aussi prestigieux que sa carrière.

Avec son regard bleu unique, son talent multifacettes, sa silhouette ultraféminine, son engagement de longue date pour la planète, la quadra épanouie «incarne parfaitement la beauté naturelle à la française, ce je ne sais quoi irrésistible qui n’appartient qu’à elle», détaille la maison de la rue Cambon pour justifier son choix.

Actrice libre et femme moderne par excellence, il est vrai que Marion Cotillard ne ressemble à personne. Bien que populaire, elle a su garder cette distance mystérieuse qui nourrit le luxe et la rareté. Comme le N°5, le fleuri le plus abstrait et le plus célèbre au monde, champion du box-office depuis 1921. Leur point commun ? L’alliance de la nature la plus puissante et de l’art le plus sensible.

Une «number one» pour le N°5
Aussi convaincante en ouvrière combative chez les frères Dardenne qu’en héroïne glamour dans Alliés de Robert Zemeckis, Marion Cotillard a travaillé avec les plus grands réalisateurs : dans le désordre, Jean-Pierre Jeunet, Jacques Audiard, James Gray, Ridley Scott, Steven Soderbergh, Leos Carax, Woody Allen, Arnaud Desplechin, Michael Mann, Xavier Dolan…

De Taxi à Batman, l’actrice est passée avec brio des grosses productions hollywoodiennes aux films plus intimistes et plus exigeants. On l’a également retrouvée régulièrement dans les succès publics de son compagnon Guillaume Canet, Les Petits Mouchoirs ou Rock’n’Roll. Sans oublier bien sûr son interprétation bouleversante d’Edith Piaf dans La Môme d’Olivier Dahan, pour laquelle elle a reçu l’Oscar, le César, le Golden Globe et le BAFTA.

De Mademoiselle à «La Môme»
Avec ce contrat, Marion Cotillard rejoint le club très fermé des Chanel girls… ou plutôt Chanel women car le N°5 est un « parfum de femme à odeur de femme », comme l’a toujours voulu sa «mère» Gabrielle Chanel. Avant Marion Cotillard, on ne compte plus les illustres consœurs qui se sont «prêtées au jus». Que des femmes accomplies.

Marilyn Monroe ? Eh bien non. Elle n’a jamais été égérie du parfum de son vivant. Mais elle l’a rendu célèbre pour l’éternité. D’abord dans une interview pour Life en 1953 où elle déclare ne dormir qu’avec quelques gouttes de Chanel N°5, ensuite en se laissant photographier chez elle avec le flacon à son chevet. En 1960, elle le confirme de nouveau à Georges Belmont, reporter pour Marie-Claire. Lorsqu’en 2013, la maison Chanel se procure cet enregistrement, elle en profite pour rendre hommage à Marilyn dans une vidéo constituée d’archives. Entretemps, le N°5 a vendu des millions de flacons, est entré au Musée d’Art Moderne de New York et a été immortalisé par Andy Warhol.

De 1969 à 1979, l’élégance parisienne a les traits de Catherine Deneuve

En réalité, la première égérie du N°5 fut… Mademoiselle Chanel en personne, posant devant une cheminée du Ritz devant l’objectif de François Kollar pour une campagne publicitaire destinée à Harper’s Bazaar en 1937. Ont suivi, Marie-Hélène Arnaud (l’Ines de la Fressange des années 1950), Suzy Parker vantant les charmes du N°5 entre Cary Grant et Fred Astaire, Ali Mac Graw, Candice Bergen, Lauren Hutton, Jean Shrimpton, figure de proue du swinging London et l’une des personnalités de la mode les plus influentes de l’époque.

Peu à peu, les films publicitaires deviennent de véritables courts-métrages joués par des stars planétaires. De 1969 à 1979, l’élégance parisienne a les traits de Catherine Deneuve qui a tournée de nombreux spots pour le N°5 en anglais avec Helmut Newton. Ils ne seront diffusés qu’aux États-Unis.

Dès 1986, Carole Bouquet joue pendant dix ans les femmes fatales chics et distantes. Ridley Scott la fera embrasser un inconnu à Monument Valley, s’allonger en maillot de bain au bord de la piscine de l’Eden Roc avant que Jean-Paul Goude ne la métamorphose en Marilyn dans une salle de cinéma et que Bettina Rheims ne la dirige pour une déclaration d’amour ambiguë : «Tu me détestes n’est-ce pas ?».

Jamais trop stars
Au fil du temps, la saga continue. En 1998, Luc Besson transforme Estella Warren en Petit Chaperon Rouge qui affole le loup. En 2004, peu après le succès de Moulin Rouge, Nicole Kidman retrouve le réalisateur australien Baz Luhrmann pour deux minutes de romantisme absolu sur les toits de New York. Ce film publicitaire fera grimper les ventes de façon tout aussi spectaculaire.

Changement de décor en 2008 avec Jean-Pierre Jeunet qui recroise lui aussi son Amélie Poulain, Audrey Tautou, et l’envoie jusqu’à Istanbul dans l’Orient-Express à la recherche de l’amour. Le film sera visionné 1,5 million de fois sur YouTube.

Le spot N°5 qui aura fait couler le plus d’encre dernièrement reste sans doute la prestation en noir et blanc de Brad Pitt. Très controversée, elle deviendra certainement culte un jour. Après le «bad buzz Brad», la maison Chanel a misé sur une valeur sûre. Dernière icône en date : Gisele Bündchen qui, pour le parfum légendaire, a mis en scène sa vie à cent à l’heure de surfeuse, de mère, de mannequin, d’amoureuse… Quel numéro va nous jouer Marion Cotillard ? La nouvelle campagne sera dévoilée dans le courant de l’année. Tout est possible car dans un an, le N°5 aura… 100 ans !